{"id":16525,"date":"2023-01-16T10:07:20","date_gmt":"2023-01-16T09:07:20","guid":{"rendered":"https:\/\/horizonshemato.com\/?p=16525"},"modified":"2024-01-02T10:36:46","modified_gmt":"2024-01-02T09:36:46","slug":"actualites-et-perspectives-dans-les-syndromes-myelodysplasiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/actualites-et-perspectives-dans-les-syndromes-myelodysplasiques\/","title":{"rendered":"Actualit\u00e9s et perspectives dans les syndromes my\u00e9lodysplasiques"},"content":{"rendered":"<h3>\u00c9valuation des classifications diagnostiques et pronostiques<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/h3>\n<p>La publication r\u00e9cente de la nouvelle classification OMS des SMD<sup> (1) <\/sup>et de la classification ICC <sup>(2)<\/sup>,<br \/>\nqui propose de r\u00e9duire \u00e0 10% la fronti\u00e8re entre les SMD et les LAM, a \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019une communication du groupe du<i> Lee Moffitt Cancer Center<\/i> (<b>#463<\/b>). Les auteurs ont reclassifi\u00e9 les 2 231 patients avec information mol\u00e9culaire de leur base de donn\u00e9es de SMD avec les deux nouvelles classifications. Comme attendu, dans la classification OMS les SMD avec del(5q) et ceux avec mutation SF3B1 pr\u00e9sentaient le meilleur pronostic, tandis que les SMD avec fibrose avaient un pronostic plus p\u00e9joratif que ceux avec exc\u00e8s de blastes (IB1 + IB2). Dans la classification ICC, le nombre de lign\u00e9es dysplasique conservait une valeur pronostique, ainsi qu\u2019une proportion de blastes sup\u00e9rieure \u00e0 5%. Cependant, la blastose de plus de 10% n\u2019\u00e9tait pas pronostique chez les patients ayant un TP53<sup>wt<\/sup>. Les auteurs concluent que les cat\u00e9gories des deux classifications m\u00e9ritent encore d\u2019\u00eatre affin\u00e9es, tout comme ceux d\u2019une \u00e9quipe chinoise qui proposent de garder la s\u00e9paration entre les SMD avec dysplasie unilign\u00e9e et multilign\u00e9e (<b>#560<\/b>).<\/p>\n<p>En ce qui concerne le pronostic, la classification IPSS-M<sup>(3)<\/sup> \u00e9tait \u00e0 l\u2019honneur, avec trois abstracts consacr\u00e9s aux corr\u00e9lations entre l\u2019IPSS-R et IPSS-M. Globalement les trois articles confirment l\u2019augmentation de la pr\u00e9cision de la pr\u00e9diction de la survie globale et de la survie sans \u00e9volution leuc\u00e9mique (<b>tableau 1<\/b>).<\/p>\n<h3>Syndromes my\u00e9lodysplasiques de bas risque<\/h3>\n<p>Le Dr Platzbecker (Dresde, Allemagne) a pr\u00e9sent\u00e9 les r\u00e9sultats actualis\u00e9s de l\u2019imetelstat (<b>#459<\/b>) chez les patients atteints de SMD lourdement transfus\u00e9s sans d\u00e9l\u00e9tion 5q et r\u00e9fractaires ou en rechute apr\u00e8s traitement par agents stimulant l\u2019\u00e9rythropo\u00ef\u00e8se. Il s\u2019agissait des r\u00e9sultats de la phase 2 de l\u2019\u00e9tude IMerge, qui a inclus 57 patients. L\u2019imetelstat \u00e9tait administr\u00e9 par voie IV\u00a0toutes les 4 semaines \u00e0 7,5 mg\/kg. L\u2019objectif principal de cette phase II \u00e9tait l\u2019ind\u00e9pendance transfusionnelle de plus de 8 semaines. Parmi les 57 patients, 38 \u00e9taient non-pr\u00e9trait\u00e9s par agents hypom\u00e9thylants ni par l\u00e9nalidomide. Sur ces 38, 11 (soit 29%) ont atteint une ind\u00e9pendance transfusionnelle de plus d\u2019un an, et repr\u00e9sentaient la majorit\u00e9 des 16 patients ayant atteint une ind\u00e9pendance transfusionnelle de plus de 8 semaines (42%). La tol\u00e9rance \u00e9tait g\u00e9rable avec des toxicit\u00e9s principalement h\u00e9matologiques. Ces r\u00e9sultats pr\u00e9cisent les donn\u00e9es de r\u00e9ponse pr\u00e9c\u00e9demment connues pour ce m\u00e9dicament qui reste donc \u00e0 suivre.<\/p>\n<p>L\u2019association cadauridine + d\u00e9citabine est en cours de phase 1\/2 dans les patients SMD avec un IPSS<i> Low<\/i>\u2005\u200a\u200aou Int-1. Des r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s par le Dr Garcia-Manero (<b>#461<\/b>), et au prix de toxicit\u00e9s principales de neutrop\u00e9nies grade 4, on observe dans la cohorte \u00e0 10mg pendant 5 jours\/28j un taux d\u2019ind\u00e9pendance transfusionnelle de 4\/11 soit 36%. Pour le moment uniquement 47 patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s, un d\u00e9veloppement plus avanc\u00e9 est n\u00e9cessaire.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019analyse finale de l\u2019\u00e9tude SINTRA-REV, qui a compar\u00e9 le l\u00e9nalidomide<i> vs.<\/i> placebo chez les patients atteints de SMD 5q non transfus\u00e9s sera pr\u00e9sent\u00e9e plus loin.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h3>Syndromes my\u00e9lodysplasiques de haut risque<\/h3>\n<p>Dans les SMD de haut risque, le traitement g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9serv\u00e9 aux patients non \u00e9ligibles \u00e0 une allogreffe est la 5-azacitidine<sup> (4)<\/sup>. Une \u00e9quipe autrichienne a \u00e9tudi\u00e9 la pr\u00e9diction de la r\u00e9ponse compl\u00e8te m\u00e9dullaire sous azacitidine, bas\u00e9e sur les donn\u00e9es du sang p\u00e9riph\u00e9rique (<b>#561<\/b>). Ils partent du principe selon lequel la r\u00e9ponse compl\u00e8te, bien que corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la survie, n\u2019est \u00e9valu\u00e9e que dans environ 50% des cas en dehors d\u2019essais cliniques, du fait de l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019h\u00e9mogramme, l\u2019arr\u00eat des besoins transfusionnels, l\u2019avis et l\u2019\u00e9tat clinique du patient, etc. Ils ont d\u00e9fini la r\u00e9ponse compl\u00e8te dans le sang comme une quasi-normalisation de l\u2019h\u00e9mogramme (&gt;1 G\/L de PN, leucocytes entre 1,5 et 10 G\/L, plaquettes entre 100 et 450 G\/L, et h\u00e9moglobine &gt; 11 g\/dL) sans transfusion, sans blastes, et sans facteurs de croissance, pendant une dur\u00e9e de 8 semaines. Dans une cohorte de 1 441 patients, 36% avaient un SMD de haut risque, 50% une LAM, et 9% une LMMC. 48% des patients ont eu un my\u00e9logramme pendant le traitement, mais les variables li\u00e9es \u00e0 la moelle ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es du mod\u00e8le de Cox. En analyse multivari\u00e9e, la r\u00e9ponse sanguine apportait la meilleure discrimination entre les patients au meilleur ou au moins bon pronostic vis-\u00e0-vis de la survie globale ou de la survie sans \u00e9v\u00e9nement. La r\u00e9ponse sanguine de plus de 8 semaines ajoutait aussi une information pronostique par rapport \u00e0 la r\u00e9ponse m\u00e9dullaire chez les patients qui ont eu un my\u00e9logramme. Ils proposent une analyse bas\u00e9e sur une architecture de r\u00e9seaux de neurones pour d\u00e9terminer le pronostic, et montrent que la variable qui contient la plus grande information pronostique est la r\u00e9ponse sanguine de plus de 8 semaines. Cela correspond en fait \u00e0 la pratique courante\u00a0: quand un malade va mieux sous traitement, il n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas n\u00e9cessaire de faire un my\u00e9logramme\u2026<\/p>\n<h3>Leuc\u00e9mie my\u00e9lomonocytaire chronique<\/h3>\n<p>Une \u00e9tude de l\u2019int\u00e9r\u00eat du ruxolitinib dans la LMMC (<b>#457<\/b>), pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019\u00e9quipe du<i> Lee Moffitt Cancer Center<\/i> a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par le Dr Padron, et d\u00e9crit une r\u00e9ponse de fa\u00e7on non conventionnelle dans cette pathologie. La m\u00e9thodologie et les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude de phase 2 seront d\u00e9taill\u00e9s plus loin. Des auteurs ta\u00efwanais ont propos\u00e9 d\u2019appliquer \u00e0 une cohorte de 44 LMMC un score pronostique de cellules souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tique (LSC)<sup>(5)<\/sup>, d\u00e9velopp\u00e9 dans une cohorte de LAM, et bas\u00e9 sur l\u2019expression de 17 g\u00e8nes (<b>#458<\/b>). De fa\u00e7on contre-intuitive, m\u00eame si le score \u00e9tait discriminant, les patients \u00e9tiquet\u00e9s \u00e0 bas risque avaient le plus mauvais pronostic, ce qui peut sembler paradoxal, mais qui souligne sans doute une pathophysiologie diff\u00e9rente entre la LAM et la LMMC. Cependant, parmi ces 17 g\u00e8nes, 3 g\u00e8nes discriminants s\u00e9lectionn\u00e9s par la m\u00e9thode des rangs maximaux pr\u00e9sentaient une valeur pronostique robuste vis-\u00e0-vis de la survie sans leuc\u00e9mie et de la survie globale. Ils ont pu valider ce score \u00e0 3 g\u00e8nes dans les sous-groupes de LMMC-1, LMMC-2, LMMC dysplasique et prolif\u00e9rative. Le score \u00e0 3 g\u00e8nes gardait une valeur pronostique dans des cohortes de validation de LMMC espagnole, taiwanaise, anglaise, et am\u00e9ricaine.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h3>Ch\u00e9lation du fer<\/h3>\n<p>Dans les syndromes my\u00e9lodysplasiques, la ch\u00e9lation du fer est maintenant domin\u00e9e par l\u2019utilisation du d\u00e9f\u00e9rasirox<sup>(6)<\/sup>, qui a la praticit\u00e9 de la prise en charge orale par rapport \u00e0 la d\u00e9f\u00e9roxamine. La d\u00e9f\u00e9riprone est peu utilis\u00e9 du fait du risque d\u2019agranulocytose chez 1 \u00e0 2% des patients, qui dans le cas des SMD sont souvent d\u00e9j\u00e0 neutrop\u00e9niques. L\u2019\u00e9quipe de Yale, repr\u00e9sent\u00e9e par Amer Zeidan (<b>#462<\/b>), a repris dans un registre de s\u00e9curit\u00e9 et dans un programme de mise \u00e0 disposition compassionnel les donn\u00e9es des patients atteints \u00a0de SMD trait\u00e9s par d\u00e9f\u00e9riprone pour la ch\u00e9lation du fer. Cette \u00e9tude r\u00e9trospective a collig\u00e9 115 patients adultes atteints de SMD. Leur \u00e2ge m\u00e9dian \u00e9tait de 78 ans, avec une dur\u00e9e d\u2019exposition m\u00e9diane de 1,1 an. Les raisons de l\u2019arr\u00eat \u00e9taient le d\u00e9c\u00e8s, l\u2019avis du m\u00e9decin, des effets secondaires dans 16 cas, l\u2019admission en soins palliatifs, l\u2019absence de r\u00e9ponse, l\u2019absence d\u2019assurance, et la permutation vers un autre ch\u00e9lateur. Les effets secondaires \u00e9taient principalement la diarrh\u00e9e (28,7%), les naus\u00e9es (22,6%), les vomissements (21,6%), et la fatigue (21,7%). Les neutrop\u00e9nies profondes ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans 3,5% des cas, soit 4 cas, dont deux ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat de la d\u00e9f\u00e9riprone.<\/p>\n<p><b>Pr Emmanuel Gyan, CHU de Tours.<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_16526\" style=\"width: 992px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-16526\" class=\"lazyload size-full wp-image-16526\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%27http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%27%20width%3D%27982%27%20height%3D%27320%27%20viewBox%3D%270%200%20982%20320%27%3E%3Crect%20width%3D%27982%27%20height%3D%27320%27%20fill-opacity%3D%220%22%2F%3E%3C%2Fsvg%3E\" data-orig-src=\"https:\/\/horizonshemato.com\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Capture-decran-2023-01-16-a-11.05.34.png\" alt=\"\" width=\"982\" height=\"320\" \/><p id=\"caption-attachment-16526\" class=\"wp-caption-text\">Tableau 1 : synth\u00e8se des comparaisons IPSS-R\/IPSS-M pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l\u2019ASH 2022.\u00a0LFS : survie sans leuc\u00e9mie. OS, survie globale.<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n<ol>\n<li><b>Khoury, J. D., Solary, E., Abla, O., et al. <\/b><i>(2022). The 5th edition of the World Health Organization Classification of Haematolymphoid Tumours: Myeloid and Histiocytic\/Dendritic Neoplasms. Leukemia 2022 36:7, 36(7), 1703\u20131719. https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41375-022-01613-1.<\/i><\/li>\n<li><b>Arber, D. A., Orazi, A., Hasserjian, R. P., Borowitz, M. J., et al. <\/b><i>(2022). International Consensus Classification of Myeloid Neoplasms and Acute Leukemias: integrating morphologic, clinical, and genomic data. Blood, 140(11), 1200\u20131228. https:\/\/doi.org\/10.1182\/BLOOD.2022015850.<\/i><\/li>\n<li><b>Bernard, E., Tuechler, H., Greenberg, P. L., et al.<\/b><i> (2022). Molecular International Prognostic Scoring System for Myelodysplastic Syndromes. NEJM Evidence, 1(7). https:\/\/doi.org\/10.1056\/EVIDOA2200008.<\/i><\/li>\n<li><b>Fenaux, P., Mufti, G. J., Hellstrom-Lindberg, E., et al.<\/b><i> (2009). Efficacy of azacitidine compared with that of conventional care regimens in the treatment of higher-risk myelodysplastic syndromes: a randomised, open-label, phase III study. The Lancet. Oncology, 10(3), 223\u2013232. https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1470-2045(09)70003-8.<\/i><\/li>\n<li><b>Ng, S. W. K., Mitchell, A., Kennedy, J. A., Chen, et al<\/b><i>. (2016). A 17-gene stemness score for rapid determination of risk in acute leukaemia. Nature, 540(7633), 433\u2013437. https:\/\/doi.org\/10.1038\/NATURE20598.<\/i><\/li>\n<li><b><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>6 &#8211; Angelucci, E., Li, J., Greenberg, P.,<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et al. <\/b><i>(2020). Iron Chelation in Transfusion-Dependent Patients With Low- to Intermediate-1-Risk Myelodysplastic Syndromes: A Randomized Trial. Annals of Internal Medicine, 172(8), 513\u2013522. https:\/\/doi.org\/10.7326\/M19-0916.<\/i><\/li>\n<\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9valuation des classifications diagnostiques et pronostiques\u00a0 La publication r\u00e9cente de la nouvelle classification OMS des SMD (1) et de la classification ICC (2), qui propose de r\u00e9duire \u00e0 10% la [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[379,3],"tags":[],"ppma_author":[446],"class_list":["post-16525","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ash-2022","category-decryptage-congres","author-emmanuel-gyan"],"aioseo_notices":[],"authors":[{"term_id":446,"user_id":3,"is_guest":0,"slug":"emmanuel-gyan","display_name":"Emmanuel GYAN","avatar_url":{"url":"https:\/\/www.hematostat.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Capture-decran-2023-10-18-a-12.52.17-150x150-1.png","url2x":"https:\/\/www.hematostat.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Capture-decran-2023-10-18-a-12.52.17-150x150-1.png"},"first_name":"","last_name":"","user_url":"","description":"H\u00e9matologue, PU-PH.\r\n<br>\r\n<strong>Expertises : <\/strong>\r\nsyndromes my\u00e9lodysplasiques, lymphomes. Membre du GFM, FILO, EHA, LYSA et ASH. \r\n<br>\r\n<strong>Liens d'int\u00e9r\u00eats : <\/strong>\r\nAbbvie, BMS, Novartis.\r\n<br>\r\n<strong>Correspondance : <\/strong>\r\nCHU de Tours\r\nService d\u2019h\u00e9matologie et th\u00e9rapie cellulaire\r\n2 boulevard Tonnell\u00e9, 37044 Tours Cedex.\r\n<br>emmanuel.gyan@univ-tours.fr"}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16525","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16525"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16525\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17191,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16525\/revisions\/17191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16525"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16525"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16525"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.hematostat.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=16525"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}